Biserica ortodoxa Buna Vestire : Traditie, Arta, Spiritualitate
Biserica ortodoxa romana Buna Vestire a fost denumita anterior Chap. Ste-Julienne et anc. couvent des Sœurs-Apôtres du St-Sacrement.
Istoric :
Chap. néogothique et couvent néo-classique aménagés selon un plan en U, autour d’un jardin fermé (jouxtant la r. du Marteau), sur un terrain appartenant à la duchesse E.U. d’Arenberg. Couvent construit en 1884 d’après les plans de l’arch. J.P. MARTIN, chap. sur des plans de 1866 de l’arch. Joris HELLEPUTTE de 1886 pour la congrégation des Sœurs-Apôtres du st Sacrement.Datant de l’apogée du style néogothique, cette chap. s’inscrit dans un courant architectural archéologico-religieux, influencé par J. B. BETHUNE et caractérisé par une interprétation contemporaine de l’architecture gothique, une attention particulière portée à la construction rationnelle, l’expression des matériaux et une notion de l’espace originale, le tout animé d’une profonde spiritualité. Entrée (r. de la Charité, n° 41) par un portail en arc surbaissé de bois timbré d’une clef et imposte munie d’une grille portant les mots : « VENICE – ADOREMUS ». Le portail donne sur un couloir néoclassique interrompu par une belle porte de bois néogothique menant à un 2e couloir de même style sous bâtière de bois, éclairé au N. par des panneaux vitrés. De là, accès à la chap. par une porte à deux vantaux en chêne néogothique, décorée de parchemins pliés. Intérieur de la chap. : riche décor néogothique, exceptionnellement intact, avec peintures polychromes : imitation de parement en briques et en pierre blanche, peintures au pochoir et tableaux monumentaux sur enduit, maçonnerie et toile. Voûtes sur croisées d’ogives avec arcs formerets, doubleaux brisés et clefs de voûte ornées d’une figure de Christ (dans le chœur) ou des symboles des quatre évangélistes (dans la nef) ; nervures en pierre bleue soutenues par de fines colonnettes en pierre bleue polie, vernie et dorée, surmontées de chapiteaux à crochets, sur un haut socle polygonal ; à l’O. double jubé sous voûte sur croisée d’ogives avec arcs formerets brisés reposant sur des colonnettes semblables à celles de la nef. Au 1er registre, tribune sous toit plat, fermée par une arcade en arc brisé reposant sur des colonnettes à chapiteaux à crochets, et par une balustrade décorée de quatre feuilles comportant des inscriptions ; 2e registre limité par un garde-corps ajouré ; revêtement de carreaux polychromes émaillés formant un motif décoratif. Oratoire et sacristie : à dr. et attenants au chœur, séparés de celui-ci par des grilles de bois. De plan rect., construction en brique et en pierre bleue ; façade O. de deux niveaux et cinq travées sous bâtière d’ardoises, percée de trois énormes lucarnes sous pignon à rampants droits et d’une lucarne à croupe ; travée d’accès saillante sous tour de plan polygonal de trois niveaux, coiffée d’une flèche d’ardoises à égout retroussé, avec horloge sous toit d’ardoises ; trois travées percées de triplets en arc brisé et de fenêtres à lancettes au niveau supérieur rythmés par des contreforts découpés et chanfreinés, travée de tourelle percée de fenêtres à traverse et de fenêtres rect., travée dr. éclairée par des fenêtres à croisée à encadrement en pierre bleue. Intérieur de l’oratoire : une seule petite nef sous berceau brisé lambrissé, nervures identiques à celles de la chap., sur consoles de pierre bleue reposant sur des colonnes sobres non polies à socle polygonal ; r.d.ch. lambrissé en bois ; aux trois côtés de l’étage, galerie de bois reposant sur des consoles avec arcade en arc brisé et surbaissé de part et d’autre ; sur parois enduites, peintures imitant la pierre blanche et décorations polychromes, notamment autour des fenêtres et des arcs de l’arcade. Mobilier : bel ensemble homogène néo-gothique réalisé probablement sous la direction de HELLEPUTTE. Dans la nef, peintures murales à cinq registres : imitation de draperies en vert et rouge, chemin de croix (sur toile), scènes de la vie de ste Julienne (sur toile), représentations symboliques ― notamment les instruments de la Passion et les symboles eucharistiques ― et anges portant des banderoles au registre supérieur ; dans le chœur, quatre registres seulement : imitation de draperies en rouge doré, préfigurations de l’Eucharistie, symboles et anges (voir nef). Autel principal en marbre rouge, vert et noir de Mazy. Tabernacle en laiton (1889), réalisé par J. WILLEMOFFE et FILS (Liège) d’après des dessins de J. HELLEPUTTE.